La Ville des Zizis d'Éline Schumacher

La Ville des Zizis.
Texte et mise en scène d'Éline Schumacher
Avec Léonard Cornevin, Adrien Drumel, Thierry Hellin, Lucas Meister, Jean-Baptiste Polge et Michel Villée.

Au centre Wallonie-Bruxelles , Paris,
les 14 et 15 mai 2019.



Le Centre Wallonie-Bruxelles accueille pour la première fois en France la pièce d’Éline Schumacher, la Ville des Zizis.

Mais qui sont ces hommes, tous' bel homme', qui nous accueillent, élégants, en costume, cravate noire et chemise blanche ?

Éline Schumacher nous parle de la masculinité. De son œil de femme, elle offre son regard attendri sur une belle histoire d'amitié.
Qu'ils jouent aux Cowboy et aux Indiens ou à celui qui fait pipi le plus loin, la tendresse est toujours omniprésente.

Western et films de guerre, barbecue, bagarres, virée en voiture, Éline Schumacher met en scène avec une fraicheur et une spontanéité qui lui est propre, la bande de pote, la vraie.

Hotel California, Simon and Garfunkel, Ennio Moriconne, les références fusent et ancrent la pièce dans un dynamisme et un réalisme  quasi- cinématographique.

L’intention de la pièce repose sur ce dialogue entre Éline et son père.
Elle a peur de la solitude que peut ressentir ce père qui lui est cher, peur qu'il n'y ait personne à son enterrement. Elle s'inquiète.
Le dialogue qui ressemble à un documentaire posthume ouvre la porte aux projections d’Éline.
Cette bande de potes n'est-t'elle pas celle que tout le monde envie et dont on rêve tous.
Et puis comment survivre à l'amputation d'un de ses membres, comment être et paraitre dans le groupe ?
 
Éline Schumacher, de sa voix off, guide, omnipotente et omniprésente, ces 7 mercenaires, ces 7 amis, ces 7 hommes dont jamais la virilité n'est présentée comme un défaut ou une moquerie mais comme une marque de fabrique.
Éline parle des hommes, de leur pudeur, leurs complexes, de leur difficulté à répondre aux codes d'une virilité dont la définition devient de plus en plus complexe.