Seul en scène, Barnabé Lambert déploie une présence remarquable. Son jeu, d’une expressivité quasi-cartoonesque, embrasse pleinement le parti pris burlesque du spectacle. Corps en excès, situations poussées jusqu’à la caricature servent un propos qui se veut engagé sur le rapport des jeunes hommes à leur sexualité.
La loi du désir explore la déconnexion entre les aspérités d'un grand adolescent et les injonctions qui pèsent sur sa masculinité. Entre fantasmes, attentes sociales et représentations stéréotypées, le jeune homme se heurte à un univers où la sexualité se vide de toute affection et supprime le sentiment de l'équation.
Si les figures, comme celle de l'adolescence, ou celle de la prostituée au grand cœur relèvent du cliché, reste alors au spectateur de trouver la juste distance face à ce manque de nuance. Le spectacle assume sa frontalité. Tout ici est matière à théâtre, à jouer, à prétexter, à performer.
Si les figures, comme celle de l'adolescence, ou celle de la prostituée au grand cœur relèvent du cliché, reste alors au spectateur de trouver la juste distance face à ce manque de nuance. Le spectacle assume sa frontalité. Tout ici est matière à théâtre, à jouer, à prétexter, à performer.
La loi du désir est une proposition indéniablement singulière, portée par l’énergie de Barnabé Lambert.
La loi du désir de Barnabé Lambert et Estéban Hupé du 2 mars au 28 avril 2026 au Théâtre du Chariot
du 4 au 25 juillet 2026 au Théâtre Avignon-Reine Blanche, dans le cadre du Festival Off Avignon
Mise en scène : Esteban Hupé
Jeu : Barnabé Lambert
Conception musicale : Manon Josien
Création lumière : Hugo De Piero
Regards extérieurs : Éva Rami, Agnès Proust, Anna Fournier, Mickaël Délis
Aide à la création : Jeanne Fièvre.
Sophie Trommelen vu le 27 avril 2026 au Théâtre du Chariot.
